Nous concentrons ici notre point de vue sur le secteur bancaire, sans doute le pire des secteurs.

Les banques polluent, de façon éhontée et sans discontinuité depuis qu’elles existent. Les engagements pris lors de l’Accord de Paris pour réduire le financement des énergies fossiles ont été piétinés, ignorés, ridiculisés avec une certaine forme de cynisme.

Les banques ont accordé $2 700 milliards, soit près du PIB de la France, aux énergies fossiles depuis l’adoption de l’Accord de Paris sur le climat. Ces financements n’ont cessé d’augmenter chaque année depuis 2016, et les grandes banques françaises ne sont pas en reste.

Sur la période 2016-2020,

. BNP Paribas est passé de 17 à 40 milliards de financement (deuxième plus forte progression mondiale)

. Société Générale de 13 à 19 milliards,

. Crédit Agricole de 8 à 19 milliards *

Malgré le besoin urgent d’arrêter immédiatement toute expansion des énergies fossiles, le financement à ces entreprises irresponsables a grimpé en flèche, de 40% entre 2018 et 2019

Et pendant ce temps-là :

. BNP Paribas continue à communiquer sur « la banque d’un monde qui change », c’est vrai, le monde va dans le mur avec son aide appliquée.

. Société Générale souhaite, à travers sa raison d’être « Construire ensemble, avec nos clients, un avenir meilleur et durable en apportant des solutions financières responsables et innovantes » : en quoi le financement des énergies fossiles est-il innovant et responsable ?

. Crédit Agricole souhaite « agir chaque jour dans votre intérêt » : est-ce que notre intérêt est de finir asphyxié sous les gaz à effet de serre ?

Alors quelles sont les banques les moins mauvaises : la Nef pour ce qui est des banques d’investissements, le Crédit Coopératif pour les banques de détail.

Les néo-banques, au-delà de leur ambition affichée, devront prouver leur vertu sur le long terme : Helios, Green-Got, Vybe… On vous surveille.

*Source : Banking on Climate Chaos 2021

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