Electricité verte : le classement de Greenpeace- 11.2019

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Énergie 10 mars 2020

Comment s’y retrouver dans la jungle des offres d’électricité plus verte que verte, que propose la plupart des fournisseurs aujourd’hui ? Greenpeace publie un nouveau classement pour aider le consommateur à y voir plus clair. « La première édition de ce classement, parue en octobre 2018, a mis en lumière l’entourloupe des “garanties d’origine” qui flouent les consommateurs en proposant une électricité non-renouvelable cachée derrière des offres vertes », rappelle l’association. La nouvelle édition montre que la majorité des fournisseurs évalués ont fait des efforts depuis 2017.

Plusieurs d’entre eux ont développé une activité d’achat d’électricité renouvelable en gré à gré. Cela fait passer les fournisseurs classés « Vraiment verts » de trois à cinq. Aux côtés d’Enercoop, de Planète Oui et d’Ilek, se trouvent désormais Urban Solar et Plüm. Selon Greenpeace, tous proposent une électricité à plus de 90 % renouvelable.

« L’évolution porte aussi et surtout sur la politique de production d’électricité renouvelable : onze producteurs d’électricité ont augmenté leurs capacités installées en matière d’énergie renouvelable, et quinze fournisseurs ont déclaré avoir contribué au raccordement de nouvelles installations renouvelables depuis 2017 », se félicite Greenpeace. Ils sont encore plus nombreux à déclarer vouloir investir dans les énergies renouvelables entre 2020 et 2023.

Un classement sur trois niveaux

Mint énergie, Ekwateur, Alterna, Sélia et Geg sont classés « en bonne voie », car ils font des efforts pour produire, développer et investir dans les énergies renouvelables.

En revanche, Energem, C discount / Greenyellow, Lucia, énergies E. Leclerc, Ohm, Butagaz, Proxelia et Énergies du Santerre sont considérés « à la traîne ». Iberdrola, Vattenfal, Engie, Total / Direct énergie, EDF / Sowee et Eni sont classés « vraiment mauvais », car le groupe auquel ils appartiennent investit encore dans des énergies non renouvelables. « Certains se retrouvent dans cette catégorie en raison, non seulement de leurs propres activités, mais aussi de celles de leur maison mère : l’argent des consommateurs de ces filiales est susceptible de soutenir des investissements qui nuisent à la transition énergétique », explique Greenpeace.

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