Largement tenu responsable d’une partie des émissions de gaz à effet de serre, englué dans le « dieselgate » et continuant à promouvoir des modèles très polluants tels que les populaires SUV, le secteur automobile bénéficie tout de même d’une réputation sociétale moyenne (5ème place du Top 50 SLOE) en profitant probablement d’un reste de sympathie liée à l’attachement des Français à ce symbole de liberté et de statut social.

Toutefois, ce secteur rencontre de grosses difficultés à inventer un nouveau modèle économique plus respectueux de l’environnement : ayant investi tardivement dans les recherches concernant le moteur électrique et ne parvenant pas encore à convaincre les consommateurs du bon rapport qualité/prix de cette alternative à l’essence et au diesel, son marché reste trop dépendant de primes directes à l’achat et les marges sont parfois insuffisantes pour investir massivement dans des nouvelles technologies durables (hydrogène ?).

S’il ne parvient pas rapidement à envoyer un message constructif sur sa capacité à apporter des solutions innovantes pour contribuer à diminuer fortement son empreinte carbone, le secteur automobile devrait voir sa réputation se dégrader et ses ventes diminuer d’autant que les alternatives à l’automobile individuelle se multiplient (co-voiturage ; transports collectifs et bicyclettes en ville).

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