Climat: l’objectif de 1,5 degré dépassée avant 2024? – 03.2020

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News 17 mars 2020

En 2015, la communauté internationale s’était fixée comme objectif de ne pas dépasser les 2°C, voire 1,5°C, de réchauffement global d’ici la fin du siècle. Or, selon une nouvelle étude du service de météorologie britannique, ce seuil de 1,5°C pourrait être – temporairement – dépassé dès 2024.

27,8 °C dans les Pyrénées-Atlantiques, 27°C dans le Var et même 20°C en Antarctique. Des records de chaleur ont été battus en février tandis que l’hiver qui s’achève devrait se classer comme le plus chaud jamais enregistré, selon les prévisions de Météo France. Et la tendance devrait se poursuivre sous l’effet du changement climatique. 

Selon de nouvelles estimations du service de météorologie britannique, le Met Office, les cinq prochaines années devraient encore battre des records de températures. “Les dernières prévisions sur cinq ans suggèrent une poursuite du réchauffement, en concordance avec les niveaux élevés de gaz à effet de serre”, a commenté le prévisionniste Doug Smith. “Ces prévisions comportent des incertitudes, mais la plupart des régions devraient être plus chaudes”, en particulier le nord de l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord, a-t-il ajouté.

Pas définitif 

La moyenne des températures entre 2020 et 2024 devrait ainsi se situer entre +1,15°C et +1,46°C par rapport à l’ère préindustrielle, nous rapprochant dangereusement de l’objectif de l’Accord de Paris. Or, en décembre 2015, les États du monde entier s’étaient engagés à tout faire pour que le réchauffement soit limité à 2°C, voire 1,5°C, d’ici la fin du siècle. Selon le Met Office, il existe un “petit risque” (environ 10 %) qu’une des années entre 2020 et 2024 dépasse la barre de 1,5°C. “Un dépassement temporaire de 1,5°C ne signifie pas une transgression de l’Accord de Paris”, a toutefois souligné Stephen Belcher, chef scientifique du service météorologique britannique. 

Les scénarios des experts climat de l’ONU, le GIEC, se basent en effet sur des tendances à long terme d’augmentation de la moyenne des températures et pas sur une année unique. “Malgré tout, nos prévisions montrant une tendance à une poursuite du réchauffement, la fenêtre d’opportunités se rétrécit”, a alerté l’expert. Après une décennie record en termes de températures, 2019 se classant au 2e rang des années les plus chaudes jamais enregistrées au niveau mondial, l’ONU prévoit une multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 en lien avec le réchauffement climatique causé par les gaz à effet de serre. 

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