Le « sans résidu de pesticides » chez Bonduelle- 03.2019

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Alimentaire 6 mars 2020

C’est l’une des tendances agro-alimentaires du moment, mise en valeur lors du salon de l’agriculture : le “sans résidus de pesticides”, se développe pour les fruits et légumes. Parmi les porteurs de cette nouvelle voie, l’entreprise Bonduelle, qui mise sur l’argument santé pour se démarquer de la concurrence mais aussi répondre à sa nouvelle mission qui doit s’incarner dans les prochaines années par une certification B Corp.

Pour Bonduelle, proposer des produits “sans résidus de pesticides”, c’est d’abord travailler avec un réseau d’agriculteurs sur des cultures alternatives au conventionnel

S’engager à ce que le consommateur ne retrouve aucune trace de pesticides dans ses fruits et légumes, c’est la nouvelle tendance du moment. Huit enseignes de distribution proposent de tels produits et un nombre croissant de marques alimentaires. Une promesse qui répond à une crainte des consommateurs étayée par plusieurs enquêtes d’associations comme Génération futures. En 2018, celle-ci affirmait que 72,6 % des fruits qu’elle avait analysés contenaient des résidus de pesticides et 41,1 % des légumes.

C’est l’axe choisi par Bonduelle qui a annoncé ce nouveau cap au dernier salon de l’agriculture. “Notre conviction, c’est que le consommateur veut des produits qui sont bons pour sa santé. Cela passe par une logique de résultats, apportée par le sans résidus, et non de moyens”, assure ainsi Guillaume Debrosse, le directeur général de Bonduelle. “Il s’agit d’une démarche extrêmement complexe qui demande une transformation sur l’ensemble du groupe et de sa chaîne de production, avec une diversité des pratiques agricoles pour faire pousser les légumes (agriculture bio mais aussi régénératrice ou à couvert par exemple) ainsi que de nombreuses analyses en fin de cycle”, précise-t-il. Au final, le “sans résidus” est proche du cahier des charges de la nourriture infantile.

Deux produits seront d’abord concernés : les salades en sachet et le maïs en conserve. D’autres suivront à mesure des progrès dans les champs et de la qualité des données. Ces produits sont un peu plus chers que le conventionnel. “Les coûts de production sont plus élevés – entre le bio et le conventionnel, avec des variations selon les types de cultures – et nous rémunérons les producteurs en conséquence“, souligne Guillaume Debrosse.

Faire de Bonduelle une entreprise à mission certifiée B corp

Au-delà de ces premiers produits, le “sans résidus” est aussi un symbole d’un tournant plus général pour Bonduelle. L’entreprise veut en effet se transformer en société à mission. “Depuis 2012 nous menons une démarche co-construite avec la famille Bonduelle, qui est notre actionnaire de contrôle et près de 300 cadres dirigeants du groupe. Notre ambition est d’être ‘le référent mondial du bien vivre par l’alimentation végétale’. Tous les mots comptent : cela veut dire que ce que notre objectif n’est pas d’être leader mais irréprochable sur la façon dont on produit une alimentation végétale de qualité. Cela doit procurer un bien vivre pour nos consommateurs mais aussi nos collaborateurs et l’ensemble de notre écosystème“, souligne Guillaume Debrosse.

Le groupe insiste ainsi sur la notion “d’impact positif” à la fois sur la santé de ses consommateurs (98 % des produits Bonduelle sont classés A et B par le référentiel Nutriscore), sur l’environnement (en favorisant les pratiques agricoles respectueuses des sols et de la biodiversité) et des producteurs (en développant des logiques de filière et de contrats sur le long terme).

Et pour incarner cette mission, l’entreprise familiale, cotée en bourse et qui compte aujourd’hui plus de 11 000 collaborateurs dans près de 20 pays (le marché nord-américain est désormais le plus important du groupe), a décidé de s’engager dans la démarche B Corp. “Le label est une référence internationale et rejoint notre logique en nous demandant d’être ‘meilleur pour le monde et non pas les meilleurs du monde’ “, précise le directeur général. D’ici trois ans, Bonduelle espère faire certifier l’équivalent de 30 % de son chiffre d’affaires. 

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